Ergonomie du poste informatique

On nomme ergonomie « l’étude scientifique de la relation entre l’homme et ses moyens, méthodes et milieux de travail ». ¹

Intéressons nous à l’ergonomie votre poste de travail.

Comment éviter les douleurs dues au travail sur ordinateur ?

Ergonomie du poste informatique. Voici un exemple de mauvaise position lorsque vous êtes devant votre ordinateur     Ergonomie du poste informatique. Voici un exemple de bonne position à adopter devant votre ordinateur

Le travail régulier sur poste informatique est souvent la cause de nombreuses pathologies telles que le syndrome du canal carpien, les troubles épileptiques, les céphalées et de nombreux TMS (Troubles Musculo-Squelettiques). Nous allons voir dans cet article comment les éviter.

Voici donc un rappel des règles de base lors de l’utilisation d’un poste informatique :

1) Appliquez la règle des 90° : Installez-vous de manière à avoir les coudes, les hanches, les genoux et les chevilles fléchis à 90°.
2) Veillez à garder votre dos droit, à poser le clavier à plat et à positionner l’écran tel que le haut de l’écran soit à hauteur de vos yeux.
3) Le soleil ne doit pas rayonner directement sur l’écran et la luminosité de la pièce ainsi que celle de l’écran doivent être réglées de manière à voir correctement son travail.
4) Pensez à faire des pauses régulières. Les enfants ne doivent pas rester plus de 30 minutes devant un ordinateur et chaque session de 30 minutes doit être entrecoupée d’une pause d’au moins 30 minutes.

La vidéo réalisée par Vodafone ci-dessous résume de manière efficace et ludique les recommandations précédentes :

¹ Extrait de la définition d’ « ergonomie » adoptée par le IVe Congrès international d’ergonomie

Écrire correctement et sans douleur

Tenue de scripteur étape 01

Une exécution calligraphique fonctionnelle commence par un positionnement correct.

Il n’est pas rare de voir les enfants, droitiers ou gauchers, ayant des troubles graphiques ou non, adopter un mauvais positionnement du tronc et des membres supérieurs quand ils écrivent. Ces défauts sont souvent associés à une mauvaise tenue de l’outil scripteur (stylo, crayon…) et un mauvais positionnement de la feuille.

Ces mauvaises habitudes sont souvent à l’origine de l’apparition de TMS (troubles musculo-squelettiques) et de mauvaise exécution graphique.

Les règles générales d’installation pour écrire sont les mêmes pour tout le monde :

1) Faire appliquer la règle des 90° : faire installer l’enfant de manière à ce que ses coudes, ses hanches, ses genoux et ses chevilles soient fléchis à 90°.

2) Veiller à ce qu’il garde son dos droit (approcher la chaise de la table si nécessaire).

3) Éclairer correctement la page d’écriture. Si le travail nécessite la lecture d’un autre document, ce dernier doit également être éclairé de manière adéquate.

Ensuite, il faut faire attention à la position de la feuille sur la table, elle est différente pour les droitiers et les gauchers.

Les droitiers positionneront leur feuille légèrement sur leur droite et l’inclineront de gauche à droite de sorte que le grand axe de la feuille soit parallèle à leur avant-bras droit (voir schéma 1 : Positionnement de la feuille pour droitier).

Positionnement de la feuille pour écrire : droitier

Positionnement de la feuille pour droitier

Les gauchers positionneront leur feuille légèrement sur leur gauche et l’inclineront de droite à gauche de sorte que le grand axe de la feuille soit parallèle à leur avant-bras gauche (voir schéma 2 : Positionnement de la feuille pour écrire : gaucher).

Positionnement de la feuille pour gaucher

Positionnement de la feuille pour gaucher

L’outil scripteur (stylo bille, stylo encre, stylo-plume, crayon, feutre…) doit être tenu de la même manière par les droitiers et les gauchers, seule la main de préhension change.

Pour une prise correcte, l’outil scripteur doit être tenu entre la pulpe du pouce et de l’index. L’extrémité proche de la pointe doit reposer sur le côté du majeur et l’autre extrémité sur la commissure entre le pouce et l’index (voir les illustrations ci-dessous).

Tenue de scripteur étape 01

Tenue de scripteur  étape 02

Tenue de scripteur  étape 03

Bonne tenue du scripteur : exemple pour gaucher et pour droitier

Afin de pallier les difficultés de mauvaise tenue du scripteur, il est recommandé d’utiliser un stylo à prise ergonomique ou d’ajouter un support ergonomique sur le scripteur déjà utilisé. Il est également recommandé pour les gauchers d’utiliser un stylo pour gauchers.
Les stylos ergonomiques pour droitiers ou gauchers et les stylos classiques pour gauchers se trouvent facilement dans le commerce.

Les trois premières illustrations sont empruntées à : http://ekladata.com/ZQO84xNjDf40rP5hmvg0Uok7rGc/comment-tenir-le-crayon-estelledocs-2A5.pdf

La dernière illustration est empruntée à : http://www.isabelle-godefroy.fr/wp-content/uploads/2014/05/tenue-identique-droitier-gaucher.jpg

Scolarité adaptée, quelques acronymes décryptés

Quelques définitions d’acronymes fréquemment utilisés.

Quand il s’agît de scolarité adaptée, les professionnels de santé et de l’éducation emploient régulièrement des acronymes pour désigner des structures, des commissions ou encore des aménagements de scolarité. Il est vrai que cette pratique fait gagner un temps considérable, à condition que tout le monde comprenne de quoi il est question, à fortiori les élèves concernés et leurs parents. Afin de porter un éclairage sur ce vocabulaire spécifique, voici quelques définitions utiles.

École Enfant Fille

photo créé par freepik – fr.freepik.com

SESSD ou SESSAD : Service d’Éduction Spéciale et de Soins à Domicile.
Il assure le soutien à la scolarisation ou à l’acquisition de l’autonomie comportant l’ensemble des moyens médicaux, paramédicaux, psychosociaux, éducatifs et pédagogiques adaptés. Les interventions s’accomplissent dans les différents lieux de vie et d’activité de l’enfant ou adolescent, domicile, crèche, établissement d’enseignement, et dans les locaux du service.
Source : legifrance.gouv

CLIS : CLasses pour l’Inclusion Scolaire.
Dans les écoles, elles accueillent des élèves présentant un handicap et pouvant tirer profit d’une scolarisation en milieu scolaire ordinaire. Les élèves reçoivent un enseignement adapté au sein de la CLIS, et partagent certaines activités avec les autres écoliers. La majorité des élèves de CLIS bénéficie de temps d’inclusion dans une autre classe de l’école.
Source : education.gouv

ULIS : Unités Localisées pour l’Inclusion Scolaire.
Dans le secondaire, lorsque les exigences d’une scolarisation individuelle ne sont pas compatibles avec leurs troubles, les élèves en situation de handicap peuvent être scolarisés dans une ULIS. Encadrés par un enseignant spécialisé, ils reçoivent un enseignement adapté qui met en œuvre les objectifs prévus par le projet personnalisé de scolarisation. Les élèves sont inscrits dans leur classe de référence. Les élèves bénéficiant d’une Ulis auront, autant qu’il est possible, des temps d’inclusion au sein des classes ordinaires.
Source : education.gouv

SEGPA : Sections d’Enseignement Général et Professionnel Adaptées.
Elles accueillent des élèves présentant des difficultés d’apprentissage graves et durables. Ils ne maîtrisent pas toutes les connaissances et compétences attendues à la fin de l’école primaire, en particulier au regard des éléments du socle commun. Les élèves suivent des enseignements adaptés qui leur permettent à la fois d’acquérir les connaissances et les compétences du socle commun, de construire progressivement leur projet de formation et de préparer l’accès à une formation diplômante.
Source : eduscol.education.fr

MDPH : Maison Départementale des Personnes Handicapées.
C’est le guichet unique départemental auquel s’adresser pour l’ensemble des prestations liées au handicap.
Source : MDPH 972

CDAPH : Commission des Droits et de l’Autonomie des Personnes Handicapées.
Elles ont été créées par la loi du 11 février 2005 pour l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées. Au sein de la MDPH, la CDAPH prend toutes les décisions concernant les aides et les prestations à la lumière de l’évaluation menée par l’équipe pluridisciplinaire mise en place au sein des MDPH (besoins de compensation et élaboration du plan personnalisé de compensation du handicap).
Source : mdph.fr

PPS : Projet Personnalisé de Scolarisation.
C’est à partir des besoins identifiés que l’équipe pluridisciplinaire de la MDPH va élaborer le PPS de l’élève en situation de handicap, en tenant compte des souhaits de l’enfant ou de l’adolescent et de ses parents. Le PPS assure la cohérence d’ensemble du parcours scolaire de l’élève en situation de handicap. C’est sur la base de ce projet que la CDAPH prend alors les décisions utiles.
Source : education.gouv

AVS-I : Auxilliaire de Vie Scolaire pour l’aide Individuelle.
La CDAPH peut décider, après évaluation des besoins de l’élève en situation de handicap par l’équipe pluridisciplinaire, d’attribuer une aide humaine individuelle pour la scolarisation, selon une quotité horaire déterminée par la CDAPH, qui définit également les activités principales de  la personne chargée de l’aide.
Source : education.gouv

AVS-M : Auxilliaire de Vie Scolaire pour l’aide Mutualisée.
La CDAPH peut décider, après évaluation des besoins de l’élève en situation de handicap par l’équipe pluridisciplinaire, d’attribuer une aide humaine mutualisée pour la scolarisation. Ses activités principales sont définies par la CDAPH. Cette aide permet d’offrir aux élèves qui ne nécessitent pas une attention soutenue et continue une aide souple, disponible à proximité immédiate en fonction de leurs besoins.
Source : education.gouv

École Enfant Garçon

photo créé par freepik – fr.freepik.com

Aménagement de logement et la DEAL

L’aménagement de logement : une solution efficace pour rester à domicile

Exemple d'aménagement de salle de bain

Les seniors désireux de rester habiter chez eux sont de plus en plus nombreux et c’est souvent un choix judicieux. En effet, c’est au domicile, parfois habité depuis des dizaines d’années, que la personne a ses habitudes et ses repères. Selon les cas, elle peut avoir des voisins avec qui elle entretient de bonnes relations, de la famille ou des amis qui habitent à proximité. Elle peut également sortir faire des courses ou se promener dans les environs de son logement.

Ainsi, le déménagement dans un établissement spécialisé (EHPAD par exemple) peut être vécu comme un déchirement. C’est tout à fait compréhensible, car le senior, souvent gêné par des troubles de l’audition et/ou de la vision et/ou de repérage spatio-temporel, se retrouve dans un environnement inconnu. Il est entouré de personnes étrangères et loin des personnes et des lieux qu’il avait l’habitude de fréquenter.

Dans de nombreux cas, un aménagement de logement peut être un recours efficace à l’institutionnalisation. Un ergothérapeute peut effectuer une visite à domicile et, en fonction de vos difficultés au quotidien et de votre projet de vie. Il vous proposera une solution d’aménagement de logement qui vous permettra de continuer à habiter à domicile en toute sécurité.

La DEAL Martinique (Direction de l’Environnement, de l’Aménagement et du Logement)

Elle délivre l’AAH (Aide à l’Amélioration de L’Habitat) sous certaines conditions, c’est une aide publique participant au financement des travaux d’amélioration d’un logement existant occupé à titre de résidence principale.

L’AAH a pour objectifs de :

  • Favoriser la satisfaction des besoins en logement en améliorant l’habitat existant
  • Favoriser l’insertion par le logement
  • Promouvoir la décence de l’habitat
  • Promouvoir la qualité de l’habitat
  • Promouvoir l’accessibilité de l’habitat (pour les personnes âgées et handicapées)
  • Prendre en charge une partie des dépenses d’amélioration

Une autre aide pour financer l’aménagement de logement

Les mutuelles sont de plus en plus nombreuses à proposer des forfaits pour un aménagement de logement. Ces forfaits peuvent comprendre le financement de l’évaluation faite par l’ergothérapeute.

Multimédias et développement de l’enfant

En 2013, le psychiatre et docteur en psychologie habilité à diriger des thèses Serge Tisseron a lancé la campagne « apprivoiser les écrans ». Il propose d’aider les parents à poser des limites à l’accès aux multimédias par leurs enfants. Il explique les raisons de ces limites en rapport avec l’âge et donc le niveau de développement des enfants. Afin de simplifier les choses et permettre une première approche rapide et efficace, il a imaginé la règle « 3-6-9-12 ». Cependant, il peut être intéressant pour les parents d’enfants entre zéro et 12 ans d’approfondir le sujet en s’intéressant aux différents écrits de Serge Tisseron.

L’affiche de Serge Tisseron aide à adapter la présence des multimédias selon l’âge des enfants.

Apprivoiser les écrans 01 - Multimédias et développement

Apprivoiser les écrans 02 - Multimédias et développement

Le site dédié au rapport entre multimédias et  enfants.

Serge Tisseron a mis en ligne un site internet permettant d’aller plus loin dans l’approche des multimédias au cours du développement de l’enfant.

Dans les différentes rubriques de ce site vous pourrez notamment trouver une série d’articles expliquant ce qu’est un jeu  vidéo éducatif ou « serious game » et quels sont  ses  avantages et ses inconvénients. Dans cette même rubrique vous est proposé un classement des ces jeux afin de vous aider à comprendre leur rôle, le public visé et pouvoir mieux les choisir.

Une autre rubrique vous présente un défi appelé : « Le défi de la dizaine ». Il explique comment des enfants, leurs parents et leurs éducateurs ont fait en sorte de réduire leur utilisation des multimédias durant 10 jours. Pourquoi ne pas relever le défi vous aussi ?

Une rubrique est consacrée au jeu des trois figures. Vous y trouverez une présentation de ce jeu ainsi qu’une proposition d’évolution vers le « programme des trois figures » avec ses objectifs et ses implications. Un dernier article vous présente une étude universitaire menée sur les effets de ce jeu sur un groupe de 12 enfants.

Pour accéder à tous ces articles rendez-vous sur le site : 3-6-9-12.org.

AGGIR (Autonomie Gérontologie Groupe Iso-Ressources)

(AGGIR) Autonomie Gérontologie Groupe Iso-Ressources

La grille AGGIR permet d’évaluer le degré d’autonomie des personnes. À domicile, cette autonomie est appréciée par l’un des membres de l’équipe médico-sociale en charge de l’évaluation.

Les variables évaluées par la grille AGGIR

L’évaluation se fait sur la base de dix variables relatives à l’autonomie physique et psychique.

Seules ces dix variables, dites « discriminantes », sont utilisées pour l’appréciation de l’autonomie par la grille AGGIR.

  • cohérence (communiquer, converser et/ou se comporter de façon sensée)
  • orientation (se repérer dans le temps, les lieux, les moments de la journée)
  • toilette (se laver seul)
  • habillage (s’habiller, se déshabiller, se présenter)
  • alimentation (manger les aliments préparés)
  • élimination (assumer l’hygiène de l’élimination urinaire et fécale)
  • transferts (se lever, se coucher, s’asseoir)
  • déplacements à l’intérieur du domicile ou de l’établissement (mobilité spontanée, y compris avec un appareillage)
  • déplacements à l’extérieur (se déplacer à partir de la porte d’entrée sans moyen de transport)
  • communication à distance (utiliser les moyens de communication : téléphone, sonnette, alarme etc.)

Les autres variables de la grille AGGIR

Sept autres variables, dites « illustratives », sont présentes sur la grille AGGIR mais n’entrent pas dans le calcul du GIR.

Elles apportent cependant des informations utiles à l’élaboration d’un plan d’aide.

  • gestion (gérer ses propres affaires, son budget, ses biens)
  • cuisine (préparer ses repas et les conditionner pour être servis)
  • ménage (effectuer l’ensemble des travaux ménagers
  • transport (prendre et/ou commander un moyen de transport)
  • achats (acquisition directe ou par correspondance)
  • suivi du traitement (se conformer à l’ordonnance du médecin)
  • activités de temps libre (pratiquer des activités sportives, culturelles, sociales, de loisirs ou de passe-temps)

Cotation des variables de la grille AGGIR

Chacune de ces dix-sept rubriques est cotée A, B ou C.

« A » correspond à des actes accomplis seul spontanément, totalement et correctement ;

« B « correspond à des actes partiellement effectués ;

« C » correspond à des actes non réalisés.

Correspondance Groupe Iso-Ressource (GIR)

Les six groupes iso-ressources prévus par la grille AGGIR peuvent être schématiquement caractérisés de la manière suivante :

  • GIR 1: séniors confinés au lit, dont les fonctions mentales sont gravement altérées et qui nécessitent une présence indispensable et continue d’intervenants. Dans ce groupe se trouvent également les personnes en fin de vie
  • GIR 2: deux catégories de séniors :
    • séniors confinées au lit ou au fauteuil, dont les fonctions mentales ne sont pas totalement altérées et qui nécessitent une prise en charge pour la plupart des activités de la vie courante
    • séniors dont les fonctions mentales sont altérées, mais qui ont conservé leurs capacités à se déplacer
  • GIR 3: séniors ayant conservé leur autonomie mentale, partiellement leur autonomie locomotrice, mais qui nécessitent quotidiennement et plusieurs fois par jour des aides pour leur autonomie corporelle. Ils n’assument pas seuls l’hygiène de l’élimination anale et urinaire
  • GIR 4: deux catégories de séniors :
    • Seniors n’assumant pas seuls leur transfert mais qui, une fois levés, peuvent se déplacer à l’intérieur du logement. Doivent parfois être aidés pour la toilette et l’habillage. S’alimentent seuls
    • Séniors n’ayant pas de problèmes locomoteurs, mais devant être aidés pour les activités corporelles et pour les repas
  • GIR 5: personnes assurant seules leurs déplacements à l’intérieur de leur logement, s’alimentant et s’habillant seules. Elles ont besoin d’une aide ponctuelle pour la toilette, la préparation des repas et le ménage
  • GIR 6: personnes n’ayant pas perdu leur autonomie pour les actes discriminants de la vie courante

Les quatre premiers GIR ouvrent droit à l’APA, dès lors que les conditions d’âge et de résidence sont remplies. Pour leur part, les personnes classées en GIR 5 et 6 peuvent éventuellement bénéficier des prestations d’aide-ménagère servies par leur régime de retraite ou par l’aide sociale départementale.

Source : www.social-sante.gouv.fr

Mieux comprendre l’A.P.A. au domicile

 

Allocation d'Aide à l'Autonomie

 

L’A.P.A. (Allocation Personnalisée d’Autonomie)  a pour but de financer :

  • des services d’aide à domicile et/ou de personnes employées de gré à gré dans le but de favoriser votre maintien à domicile (APA à domicile);
  • la mise à disposition, par une maison de retraite, de professionnels et de moyens afin de prendre en charge votre dépendance (APA en Établissement)

Les conditions d’attribution de l’A.P.A.

Être âgé d’au moins 60 ans.

Être en perte d’autonomie (difficultés pour effectuer les activité de la vie quotidienne)

Résider à domicile ou chez un accueillant familial ou un établissement de moins de 25 places ou un foyer d’accueil pour personnes valides.

Habiter en Martinique de manière stable et régulière.

Où retirer puis adresser le dossier de demande d’A.P.A. en Martinique ?

Le dossier de demande d’A.P.A. peut être téléchargé sur le site de la CTM (cliquez sur ce lien et rendez-vous en bas de page). Il peut également retiré  auprès du Centre Communal d’Action Sociale (CCAS) du lieu de votre  domicile ou de l’établissement d’accueil.

La demande d’APA doit être adressée directement par le demandeur au CCAS ou au Président du Conseil Exécutif de la CTM.

Coordonnées ci-dessous:

Collectivité Territoriale de Martinique
Direction de l’Accompagnement des Personnes Âgées et du Handicap
Rue Gaston DEFFERRE
CS 30137
97201 Fort-de-France, Martinique
Téléphone : 0596 59 63 00
Fax : 0596 72 68 10
Courriel : courrier@collectivitedemartinique.mq

 

Une équipe de professionnels médico-sociaux de la CTM se rendra ensuite chez vous pour évaluer votre degré de perte d’autonomie. Ils élaboreront avec vous le plan d’aide qui vous sera notifié.

Les pièces à fournir dans le dossier d’A.P.A.

  • Photocopie du livret de famille ou de la carte d’identité ou d’un passeport de la Communauté Européenne ou un extrait d’acte de naissance
  • Photocopie de la carte de résidence ou du titre de séjour en cours de validité, s’il s’agit d’un demandeur de nationalité étrangère
  • Photocopie du dernier avis d’imposition ou de non-imposition à l’impôt sur le revenu
  • Toute pièce justificative des biens ou capitaux relevant du patrimoine dormant (Photocopie du dernier relevé de taxe foncière sur les propriétés bâties et non bâties, relevé annuel d’assurance-vie…)
  • Relevé d’identité bancaire ou postal du demandeur (compte courant uniquement)
  • Certificat médical – annexé au dossier – à faire remplir par le médecin traitant
Autres pièces à fournir :
  • Photocopie des attestations de toutes les ressources perçues (le cas échéant pour le demandeur, son conjoint, son concubin ou la personne avec laquelle il a conclu un pacte civil de solidarité) :
    • Pensions principales, pensions de réversion, retraites complémentaires (IRCOM, etc.)
    • pensions militaires, pensions d’invalidité, rentes accident de travail, allocation spéciale vieillesse (ASV), RSA, salaires ou bénéfices déclarés, indemnités ASSEDIC, revenus locatifs, etc
  • Photocopie des trois derniers relevés de compte
    Fiche d’évaluation du degré de perte d’autonomie remise par la structure d’accueil en cas de demande d’APA en établissement 
  • Photocopie de la carte d’assuré social
  • Photocopie de la carte de mutuelle

Si vous êtes bénéficiaire d’une aide-ménagère servie par votre caisse de retraite ou votre mutuelle, il convient d’adresser au service tout justificatif d’intervention de cette aide.

Source : www.collectivitedemartinique.mq

La dyspraxie , un trouble spécifique des apprentissages

Définition de la dyspraxie

La dyspraxie est une altération de la capacité à exécuter de manière automatique des mouvements déterminés, en l’absence de toute paralysie ou parésie (perte partielle des capacités motrices) des muscles impliqués dans le mouvement. La personne doit contrôler volontairement chacun de ses gestes, ce qui est très coûteux en attention, et rend la coordination des mouvements complexes de la vie courante extrêmement difficile, donc rarement obtenue.

La dyspraxie est considérée comme développementale, c’est-à-dire sans étiologie identifiée.

Il est de plus en plus fréquent d’entendre parler de T.A.C, cet acronyme signifie Troubles de l’Acquisition de la Coordination. C’est l’évolution de la sémantique médicale qui a fait apparaître cette appellation qui tend à remplacer le terme dyspraxie.

 Les différents types de dyspraxie

Dyspraxie visuo-spaciale
C’est un trouble de la structuration spatiale à deux dimensions associé à des troubles oculomoteurs (mouvements de l’œil) et à une trouble d’automatisation du geste.

Dyspraxie de l’habillage
Entraine des difficultés à enfiler correctement ses vêtements (à l’envers) et à manier les lacets, les boutons et toutes fermetures demandant de la précision et de la coordination.

Dyspraxie constructive
Entraine des difficultés à orienter et manipuler les objets dans les deux dimensions et dans les trois dimensions.

Dyspraxie idéomotrice
Difficultés, en l’absence de manipulation d’objet, à réaliser des gestes symbolique simples (frapper un clou avec un marteau).

Dyspraxie idéatoire
Entraine des difficultés à manipuler les outils et les objets (marteau, règle, compas, balle, raquette). Les difficultés sont d’autant plus présentes si la manipulation implique une séquence d’action (préparer le café).

Conséquences de la dyspraxie

Il est habituel de dire que pour comprendre les difficultés motrices des personnes dyspraxiques il faut essayer de réaliser les activités quotidiennes courantes (se laver, s’habiller, écrire, manger…) après avoir enfilé une paire de moufles ou de gants de boxes sur les mains.

En ce qui concerne les activités scolaires de l’enfant, les difficultés peuvent être les suivantes :

  • Mauvaise organisation du cartable et des cahiers
  • Difficultés d’écriture (écriture difficilement lisible)
  • Difficultés de calcul (dyscalculie)
  • Difficulté de maniement des outils scolaire (règle, compas, rapporteur…)
  • Difficultés de maniement et de compréhension des schémas, graphiques, cartes…
  • Difficultés à faire deux choses en même temps (recopier et comprendre …)
  • Difficultés dans les activités manuelles et sports collectifs

L’infographie ci-dessous résume les difficultés d’un enfant dyspraxique.

Infographie dyspraxie

Ergothérapie et dyspraxie

Différents professionnels peuvent intervenir pour aider à compenser ces difficultés (orthophoniste, ergothérapeute, psychomotricien, orthoptiste, podologue-posturologue).
Après avoir fait un bilan des difficultés et des compétences sur lesquelles s’appuyer pour compenser les difficultés l’ergothérapeute débutera un suivi.

Ce suivi pourra comprendre :

  • l’essai et la préconisation de matériel pédagogique adapté (pour la scolarité)
  • l’essai et la préconisation d’aides techniques (pour les activités de la vie quotidienne)
  • une séance d’ergothérapie hebdomadaire pour apprendre à maîtriser le matériel pédagogique, les aides techniques et s’entrainer au geste de la vie quotidienne

Aménagement de logement et ergothérapie

Pourquoi l’aménagement de logement ?

De plus en plus de seniors désirent rester à domicile le plus longtemps possible. C’est compréhensible, Ils y ont leurs habitudes de vie, leurs repères, leurs souvenirs et s’y sentent bien. Cependant, il arrive que le logement ne soit plus adapté à leurs difficultés quotidiennes. Les personnes peuvent alors se retrouver en situation de perte d’indépendance et/ou d’autonomie. Certaines situations peuvent même présenter un danger :

  • oublier des aliments sur le feu ;
  • laisser le gaz allumé ;
  • régler la température de l’eau trop chaude pour la toilette ;
  • oublier de fermer l’eau ;
  • risques de chutes ;
  • etc…

Il est alors temps de penser à l’aménagement de logement afin de rendre les activités de la vie quotidienne plus simples et moins dangereuses. De cette manière, la personne pourra rester à domicile en toute sécurité avec un maximum d’indépendance et d’autonomie.

Les compétences de l’ergothérapeute

L’ergothérapeute est un professionnel paramédical qui intervient sous prescription médicale.

Il se rend sur votre lieu de vie afin dévaluer vos besoins et d’effectuer un relevé d’informations de votre domicile. Il pourra ensuite émettre des préconisations personnalisées en accord avec vos besoins et vos envies. Ces préconisations tiennent compte de vos difficultés et de votre capacité d’investissement personnel et financier.

Les préconisations de l’ergothérapeute se font sur  5 niveaux :

  • habitudes de vie ;
  • compensations gestuelles ;
  • aides techniques et assistances technologiques ;
  •  intervention sur le bâti ;
  • accompagnement humain.

L’ergothérapeute recherche l’efficience maximum en articulant les 5 niveaux de préconisation. Il peut donc individualiser la réponse et ajuster les interventions les plus conséquentes aux besoins réels et à leur évolution potentielle.
Le rapport de préconisation précise les caractéristiques techniques des moyens à mettre en oeuvre. Il indique également l’orientation sur le réseau et l’accès aux financement. Ce rapport argumente pour aider aux choix éclairés de la personne et justifier des moyens mis en oeuvre auprès des financeurs*.

Triptyque de l'ANFE expliquant le rôle de l'ergothérapeute dans l’aménagement de logement

Triptyque de l’ANFE expliquant le rôle de l’ergothérapeute dans l’aménagement de logement

*Source : Association Nationale Française des Ergothérapeutes